compass (isireya)

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MessageSujetcompass (isireya)      #☾.      posté le Lun 8 Avr - 23:19
Isidore Lenoir
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gemstone : (OPALE) reflétant et transformant les pensées.
liability : (LEADER DISPARU) de la rébellion humaine. Peu charismatique, dirigeant de l'ombre, mathématicien des décisions difficiles. Recherché par l'Automne mais dossier sans photo et sans nom, annoté d'interrogations.

(AMNESIE). La fuite d'Aurora Borealis n'a pas été sans prix. Pour échapper aux bourreaux de l'Aurore, il a fallu prendre des risques, miser le tout pour le tout. Il y a perdu ses souvenirs, son identité - tout ce qui a construit sa personne. Ne restent que les fondations, fragiles, trop fragiles.

(CICATRICES). Les plus vieilles tracent le passé où tout manque sur un corps frêle, marqué de malnutrition. D'autres, plus récentes, racontent les sévices de l'Aurore, l'horreur des expérimentations qui détruisent toujours un peu plus. Elles ne mentent pas, elles n'oublient pas.

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7 tracks - #1. say it in the silence (caroline pennell) #2. casualty (hidden citizens) #3. human (rag'n'bone man) #4. we're alive (the sweeplings) #5. without me (halsey) #6. i'm a wanted man (royal deluxe) #7. radioactive (imagine dragons)

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Isireya #1 + compass

Il est perdu, l’évidence est là, accrochée à ses chevilles. Car il a beau se tourner et se retourner, il ne trouve pas la statue mentionnée sur les instructions d’Iphigenia, celui qui est au coin de la seconde rue sur la droite. Regardant autour de lui, il ne voit qu’une fontaine et les immeubles de l’université. Aucune statue. Rien. Il a vérifié, il est revenu sur ses pas, a déroulé les instructions si souvent qu’il commence à attirer les regards intrigués (et hostiles) des étudiants.

Il est perdu, et le message à l’origine de cette course pèse lourd dans sa poche.
La panique se perfuse dans le corps à chaque battement de cœur, dérobe l’air de ses poumons, noue sa gorge.

Il ne sait plus où il est.
(Il ne sait pas qui il est.)

Brutale est l’envie d’aller se cacher, de s’enterrer quelque part pour ne plus en bouger. Le souffle se saccade déjà, les mains tremblent autour du papier qui s’échappe et vient pleurer son encre sous un pont. « Non ! » s’exclame-t-il, horrifié,  et poursuivant son unique fil d’Ariane, il ne voit pas la main joueuse d’une étudiante Day guider la brise, chef d’orchestre de l’humiliante blague autant que des rires cruels qui éclatent sur son passage. Qui pleureront bientôt.

Philosophy center

Les lettres sont taillées, tranchées dans la pierre noble du bâtiment. Est-ce que… ? Isidore a le vague souvenir que c’était ici qu’il devait venir. Il y a quelque chose d’étrangement familier ici, dans le nom gravé au sommet, dans la sonnerie qui résonne et annonce un dégueulement d’étudiants pressés d’aller déjeuner et passant à côté de lui comme s’il n’existait pas, comme si c’était qu’un rocher, un contre-temps tout au plus, au milieu du parfait écoulement d’une rivière. Il a l’impression de connaître, de reconnaître l’ombre d’une porte, le coin isolé entre la fontaine et l’entrée ; et l’instinct lui hurle d’entrer, d’y trouver ce qu’il cherche. « Pardon » souffle-t-il, tout bas, presque étouffé, piétiné en remontant difficilement le flux, se faufilant dans les entrailles de la bâtisse. Au fil des pancartes et des noms, il ne reconnaît rien, il a l’impression de tout connaître. Son chemin semble tracé, déjà décidé. « Qu’est-ce que tu fais là, toi ? » s’exclame la voix rude d’une gardienne. Et il tremble sous son autorité d’un timide « Je cherche quelqu’un, j’ai un message à apporter ». Il ose à peine la regarder dans les yeux, croiser les regards – et il ne voit pas l’agressivité se résorber, la volonté plier sous l’opale, quasi-inerte, autour de son cou la sorcière grommelle un « Dépêche-toi, et traîne pas. » bougon, lui désignant un bureau.

Shreya Kohli s’inscrit sur la porte en lettres élégantes.
(Le nom évoque quelque chose, un relent d’ombre, de chuchotis indistincts.
Alors il frappe, étonnamment résolu.
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MessageSujetRe: compass (isireya)      #☾.      posté le Sam 13 Avr - 1:28
Shreya Kohli
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timelapse : 41 ANS, la sagesse se reveille au fond de l'âge.
heart rate : UNCARING, oubliant ceux qui ont un jour partagé le coeur, désireux de retrouver celui qui l'a abandonné.
purpose : PHILOSOPHY PROFESSOR, consciente d'une balance vitale que la jeunesse se doit de comprendre ; esprit passionné par les idées qui fusent sans cesse. SPY, oreilles courrantes sous les ordres des Bardugo. INFORMATION BROKER, jeu dangeureux que la Terre s'est prise à faufiler au sein de l'esprit curieux.
magic scale : LEVEL 3, la puissance au fond du coeur, la précision au bout des doigts..
powerplay : ILLUSIONS, images douces qui poussent le monde à disparaitre sous des regards inattentifs..
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12 april
afternoon
Oh, elle en a des regrets, Shreya. Voilà bien quelque chose dont elle ne doute jamais. Les Étoiles a elles seules lui suffisent, suffisent à faire qu’elle une fontaine sans fond qui se contente de la noyer avec amour. Mais elle n’y pense pas, elle refuse d’y penser. Alors que le bruit lointain d’étudiants se faufilent sous la porte close de son bureau, elle laisse son dos se reposer contre le dossier de sa chaise. Les cours attendront. Elle a besoin d’air, besoin d’un moment de silence qu’elle ne pourra jamais trouver au sein de cette école qui grouille sans cesse. Quittant sa chaise, ses pieds nus la portent jusqu’à la fenêtre qu’elle ouvre un peu plus encore. La journée touche à sa fin, le soleil partage déjà le ciel avec la lune alors que les ombres se prennent à danser. Voilà le temps du Printemps, ce que l’odeur délicatement fleurie ne fait que prouver. Elle aurait pu y rester des heures, la sorcière, mais la réalité se doit de l’arracher a la Nature comme elle le fait si souvent.

Les coups à la porte sont une surprise. Comme elle se prend à le faire souvent, elle ne répond pas immédiatement, se contente de fixer le pan de bois. Elle attend d’entendre l’énergie lui répondre, lui annoncer le but de celui ou celle qui s’y cache. Elle y trouve un esprit confus, incertain. Un esprit qui, pourtant, lui rappelle vaguement quelque chose. Comme un souvenir qui danse à l’arrière de ses prunelles sans jamais s’autoriser à se dévoiler. En quelques pas, la voilà qui se trouve face à l’entrée, la voilà qui ouvre la porte, curieuse. Un court instant durant, elle ne reconnait pas les traits qui se dessinent devant elle. Et puis le souvenir danse. Et puis le souvenir fait une erreur. Un mouvement, voilà tout ce qu’elle aperçoit enfin. Et cela lui suffit. « Isidore ? » Voilà bien quelqu’un qu’elle pensait ne jamais revoir. « Entre donc, » qu’elle annonce en faisant un pas sur le côté, laissant l’humain – non, le red thief – pénétrer dans le bureau. Elle lui fait signe de prendre place sur un des sièges dans un coin de la pièce. « Est-ce que je peux t’offrir quoi que ce soit ? » demande-t-elle par reflexe. Et puis son visage bouge de gauche a droite, comme si elle vient de se rendre compte que sa première question est la mauvaise. « Je te pensais disparu, tu… comment vas-tu ? » De longs mois plus tôt, des années peut-être, Isidore est devenu l’un de ses contacts les plus proches. Elle l’a aidé comme il l’a aidée surement sans jamais s’en rendre compte. Un red thief aux connaissances qu’elle a toujours désirées, et voilà qu’il n’est plus venu, qu’il a disparu de la surface de la Terre. Un court instant, elle se demande s’il n’a pas choisi de la trahir. Mais cette pensée s’échappe bien vite. Pas ici. Pas ainsi. Elle s’assoit sur le siège adjacent au sien, attend les réponses aux questions qu’elle s’est posées depuis qu’il s’est enfuit.  

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MessageSujetRe: compass (isireya)      #☾.      posté le Sam 27 Avr - 10:41
Isidore Lenoir
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(AMNESIE). La fuite d'Aurora Borealis n'a pas été sans prix. Pour échapper aux bourreaux de l'Aurore, il a fallu prendre des risques, miser le tout pour le tout. Il y a perdu ses souvenirs, son identité - tout ce qui a construit sa personne. Ne restent que les fondations, fragiles, trop fragiles.

(CICATRICES). Les plus vieilles tracent le passé où tout manque sur un corps frêle, marqué de malnutrition. D'autres, plus récentes, racontent les sévices de l'Aurore, l'horreur des expérimentations qui détruisent toujours un peu plus. Elles ne mentent pas, elles n'oublient pas.

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Isireya #1 + compass

Debout devant la porte, il ne sait pas ce qu'il fait ici, il a seulement l'étrange sensation qu'il doit venir ici, ou qu'il devrait (peut-être ?). Et qu'il est en retard - terriblement en retard à force d'errer ... dans le campus d'Astoria ? Est-ce que ça a même encore à voir avec le message qu'il est censé délivrer pour Iphigenia ?

Il a comme un doute que oui, comme une certitude que non.

Et la porte s'ouvre, et il réalise à cet instant qu'il avait retenu son souffle, que le stress lui noue toujours la gorge et les entrailles. Entre ses lèvres, l'expiration tremble dans le silence qui les drape. La femme face à lui est belle. Elle a la beauté des fleurs sauvages qui ont fleuri, se sont épanouies sur des terres fertiles, prospères. Isidore est persuadé que l'eut-il croisée, il se serait souvenue d'elle, de sa beauté - au moins, un peu. Mais ses traits ne remuent aucun souvenir. La déception et le soulagement lui tordent le coeur, les tripes. Il a eu peur de rencontrer son passé, il n'est pas prêt, il ne tient pas à croiser les fantômes qui le hantent, ceux qui appelent les cauchemars la nuit. Et, à la fois, il aurait aimé rencontrer son passé, ne plus être bloqué dans un présent qui se limite à l'instant, au moment ; savoir qui il est, l'origine des cicatrices qu'il voit et devine, sur son épiderme et en-dessous. Il a parfois l'impression qu'il n'y a pas eu que du froid et des cauchemars, pas seulement des horreurs dans son ancienne vie, dans son autre vie - il a connu la tendresse d'une étreinte, la chaleur d'un cocon protecteur, il a l'impression d'avoir laissé des choses importantes, précieuses derrière lui.

Il aimerait rencontrer cette part-là.

« Isidore ? » Il s'appelle donc bien Isidore et il y a comme un poids en moins à l'idée que, peut-être, sans doute, le peu qu'il croit savoir est vérité et pas une invention de sa mémoire éparpillée, déraillée. Et elle le connait (et il l'a oubliée, et il se connait si mal lui-même) « Entre donc » Il obéit, s'installant exactement là où elle lui indique de le faire, servitude parfaite d'un humain face à un sorcier. Il n'a pas hésité, pas un instant tant c'est lui, tant qu'il connait cette place tant ce n'est pas lui, pas quand il est avec elle, à toujours s'installer sur l'autre siège ou à rester debout. Un instant, l'hésitation se lit sur son visage, doit-il rester debout ? ... mais elle a donné l'ordre, et il l'épie du coin du regard, voyant si son attitude l'a contrariée. Là où il aurait été digne, sûr de lui, la traitant en égale, la fixant dans les yeux, il n'y a aujourd'hui, sur ce siège, qu'un homme aux épaules rentrées, un regard timide, craintif, furtif vers l'élégante sorcière qu'il ose à peine fixer. Il s'excuse d'un « pardon » qui a peur de la déranger quand il ne se serait pas inquiété autrefois. « Est-ce que je peux t’offrir quoi que ce soit ? » Il veut lui répondre de ne pas se déranger pour lui, surtout pas ; qu'il ne veut rien, n'a besoin de rien. Mais les mots sont ravalés, durement enterrés - il a simplement l'impression que ce n'est pas la chose à lui dire, qu'il n'est pas censé dire ces choses-là. Qu'il ne joue pas le bon rôle dans cette scène entre eux. A la place, il secoue la tête, enveloppant son refus d'un silence tremblant. « Je te pensais disparu, tu… comment vas-tu ? » Haussement d'épaules, il ne sait pas quoi répondre à ça. Bien ? Mal ? Il n'est pas maltraité, mais c'est tellement tellement effrayant de vivre sans savoir ce qu'on traîne derrière soi. C'est si difficile d'avoir peur de soi. « Co-comment connaissez-vous mon prénom ? » Il s'arrête, inspire, et les doigts se serrent, se desserrent sur ses cuisses. « J-je devais déposer un message, je me suis égaré et je suis venu ici. Il avait l'impression de devoir venir ici. Puis il admet :J'ai perdu le message. » Comme il a sûrement égaré ce que cette Shreya Kohli attend de lui.
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MessageSujetRe: compass (isireya)      #☾.      posté le Sam 1 Juin - 0:49
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12 april
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Elle ne comprend pas, Shreya. Elle ne comprend pas qui est l’homme qui se tient devant elle. Non pas qu’elle ait partagé un lien particulièrement intime avec Isidore, mais il n’empêche qu’elle l’a connu comme étant un homme fort, un homme qui, elle s’en doutait fortement, prenait part à cette rébellion humaine dont tous ont peur. Il est devenu un homme faible, le genre qui ont vécu une vie qui ne se doit pas d’être vécu. C’est une douleur certaine qui l’enivre, qui suinte de son âme avec une telle force que c’est presque si la sorcière peut la voir. Elle ne sait parce qui lui est arrivé, ce qui a changé l’essence même de son être, mais cela lui fait presque mal. Se serait-il perdu dans ce mystère qui semble se heurter aux humains assez malchanceux pour se lier d’une pierre dangereuse ? Elle se doit de le comprendre.

« Co-comment connaissez-vous mon prénom ? » Son regard hurle la surprise, l’incompréhension. Se serait-il perdu à un tel point qu’il ne se souvient plus d’elle ? Elle qui, pourtant, l’a vu presque chaque jour lors des semaines avant sa disparition. Elle ne sait quoi faire, n’arrive pas à comprendre ce qui lui permettra de trouver ces informations qu’elle désire tant au sein d’un esprit perdu à ce point. Peut-être que le moment est fini, qu’elle se doit de délaisser l’Espionne afin de n’offrir que cette chaleur printanière que beaucoup désirent. « J’-je devais déposer un message, je me suis égaré et je suis venu ici. J'ai perdu le message. » Elle manque de faire une erreur, Shreya. A l’idée d’un message perdu, elle se prend à penser au temps qu’elle lui a offert, à ce qu’elle attendait de lui, ce qu’elle n’a jamais pu obtenir. Alors juste le temps d’un moment, sa magie enveloppe son propre visage, dissimule son agacement pour une inquietude délicate. Et puis les secondes passent. Et puis l’illusion disparait. Invisible aux yeux du monde c’est désormais une attention réelle qu’elle offre à l’humain, le genre dont son coven ne peut se passer.

« Je suis sûre que le message peut attendre, » qu’elle partage avec un sourire calme. « Je connais ton prénom parce que nous nous sommes connus il y a de cela… trop longtemps. » Elle se lève un moment, s’empare d’une bouteille en verre remplie d’eau pure. Le liquide coule dans un verre délicat qu’elle tend vers Isidore. « Tiens, ça t’aidera peut-être à te souvenir de ton message. » Son corps reprend place sur le fauteuil. « Et je t’en prie, tu n’as pas besoin de me vouvoyer. » Un moment, elle attend, patiente. Elle a besoin qu’il se sente plus à l’aise, ne serait-ce que l’espace d’un moment. Elle a besoin de le sentir respirer, vivre. Tout pour se rassurer qu’il n’a pas tout perdu, que quelque chose de l’homme qu’elle a connu continue de vivre au sein de lui. Alors elle attend. Et puis, enfin, elle demande : « Que t’est-il arrivé, Isidore ? »

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MessageSujetRe: compass (isireya)      #☾.      posté le Lun 10 Juin - 21:40
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Isireya #1 + compass

« Je suis sûre que le message peut attendre » Elle a l'air déçue, la belle sorcière. Il peut comprendre. Il sent que l'autre est attendu, espéré. Il ne sait pas par qui, ou pour quoi. Mais il le sent - il sent qu'il a oublié quelque chose d'important, qu'il faisait quelque chose d'important avant d'oublier. Qu'on comptait sur l'autre. Alors que lui, lui n'est pas bon à grand chose et il s'en veut de la décevoir, il a l'impression qu'elle mérite mieux que ses incertitudes. « Je connais ton prénom parce que nous nous sommes connus il y a de cela… trop longtemps. » Quand ? Comment ? Il a des dizaines de questions qui se bousculent sur la langue, qui se précipitent dans sa cervelle. Est-ce qu'il tient là un fragment de son passé ? Un morceau de son histoire ? Isidore la fixe avec une prudence teintée de crainte, comme si elle était à la fois précieuse et dangereuse, entre remède et poison. « Tiens, ça t’aidera peut-être à te souvenir de ton message. » Le « merci » qu'il souffle est timide, étranglé, un peu rouillé - l'eau est engloutie, avalée d'une gorgée avide sans sa vieille méfiance, sans sa coutumière prudence. « Et je t’en prie, tu n’as pas besoin de me vouvoyer. »

Et le silence s'attarde, s'installe.
Lentement, avec douceur, il lisse les plis de l'inquiétude, tisse une sorte de quiétude contre son coeur. Le souffle retenu se délie après un instant, lorsqu'Isidore réalise qu'elle ne dira rien, ne demandera rien tant qu'il ne sera pas prêt. Et comme une vieille réminiscence du passé, il a ce mouvement de la tête, cette vieille invitation solennelle qui invite Shreya à révéler le fond de sa pensée. (Il a cette voix froide, stricte qui lui susurre que, peur ou pas, il a su survivre. Alors il saura survivre - comme toujours)

« Que t’est-il arrivé, Isidore ? » « J-je ne sais pas, admet-il, comprenant qu'elle ne parle pas du message d'Iphigenia qu'elle a égaré. Et il est penaud, désolé de ne pas pouvoir lui donner ce qu'elle demande : j'ai oublié. Je sais pas d'où viennent le noir et le froid. » Il a oublié ses propres cauchemars, il les a égaré dans la nuit, toujours autant effrayé par leur présence rampante mais incapable d'en discerner les contours. Il n'ose pas lui dire qu'il ne sait plus lire entre les lignes qui barrent son propre épiderme, qu'il ignore ce que ses cicatrices signifient, ce dont elles témoignent. « Je suis désolé » s'excuse-t-il avec cette humilité et cette douceur qui constrastent si fort avec son vieil aplomb, son ancien orgueil d'homme bousillé.

« Est-ce qu'on était ... amis ? » demande-t-il enfin, et dans sa tête, une voix glaciale lui claque que c'est une question stupide - que saurait-elle répondre d'autre que oui, vérité ou mensonge ? Mais il en a besoin, Isidore, perdu dans cette chaise, les mains enroulées autour de ce verre comme s'il était son dernier secours. Dépliant ses doigts pour les avancer lentement vers elle, il a besoin qu'elle lui dise qu'elle est son alliée, qu'elle va l'aider, même rien qu'un peu. « Est-ce que c'est toi qui m'attendais ? C'est à toi que je devais revenir ? » L'humain a l'impression qu'il lui devait quelque chose, qu'elle lui avait demandé quelque chose, qu'il était prêt à lui donner. Mais il ignore quoi. Il ignore si c'est vers elle que son instinct hurle de retourner, de retrouver sa place auprès de sa famille - il ignore qu'en vérité, il s'est trop attardé et que c'est trop tard pour son frère.
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