this is who we are, a product of war (naïzen)

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MessageSujetthis is who we are, a product of war (naïzen)      #☾.      posté le Mar 16 Avr - 2:21
Naïla Kyôdo
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Naïla Kyôdo
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mazen x naïla


9th january, 10pm
outfit x les poings tombent contre le bord du meuble, la sentence qui se jette et fait vibrer le bois, brusque. dans la tasse de thé vide, la cuillère s’agite et laisse résonner une légère intonation infinie, qui résonne encore dans ce silence macabre que la jeune femme redoute. l’ustensile dévisagé, le bruit aiguë traverse son corps entier, chacun de ses nerfs, en position de défense, sans rien faire de plus. “what an incompetent you are!” aucun son ne traverse ses lèvres, seuls ses yeux parlent pour elle. “look down, you whore. you only have to obey.” un silence qu’elle ne peut perturber alors qu’un seul mot pourrait faire basculer à la dérive. pour l’instant à danser sur un fil, non, elle ne baisse pas les yeux, attise la haine inexplicable, incontrôlée, incompréhensible. elle ne baisse pas les yeux et sans un mot, tout dérape.
le claquement cingle, coupe le souffle mais ne surprend pas, ne surprend plus. “you think you’re smart, huh?” la tête tirée en arrière, forcée de le regarder à nouveau mais parce qu’il l’a décidé, elle serre les dents pour ne pas lui cracher au visage. elle serre les dents pour ne pas regretter les mots qui finiraient par lui offrir les coups. “you think i have time to loose?” comme si sa vie n’était déjà pas perdue, comme si du temps, il en avait toujours eu. et la prise relâchée, la sorcière soupire en espérant que tout se termine vite, qu’il frappe ce qu’il veut frapper et parte comme il est arrivé. “i’m so disappointed, naïla. i taught you better than that. you just have to shut your fucking slut mouth up and do whatever i tell you, is it that complicated for you?” “i’m not your bitch.” l’étau se resserre sur ses mots, provocateurs, droits rivés sur le regard de l’homme putride - la violence la fait perdre l’équilibre, elle ne lutte pas, naïla, subit, tombe au sol et regarde le désastre, le provoque pour mieux le finir. “you bitch thought you had a word to say?” et la colère s’accapare de son corps, laisse les marques alors qu’il n’y a plus que le bruit des coups qui résonnent. il y a bien longtemps qu’elle a arrêté de chercher pourquoi, pour quelle raison et à quel moment elle s’est transformée en punchingball aux yeux de son père. et au final, on lui a bien appris à se suffire de ces simples contacts sans pitié. elle a rapidement fini par se taire et par arrêter de pleurer parce que ça faisait trop mal; ça fait même plus mal. comme si son cerveau se mettait sur pause, juste le temps que la haine se déverse sur son corps. le goût du fer l’enrobe et lui donne envie de vomir alors que ses oreilles bourdonnent, l’homme beugle à l’en rendre sourde tant qu’elle n’entend même pas ce qu’il dit. alors, elle reste là, à tenter de se cacher sur le parquet, peut-être qu’à un moment, il ne la verra plus ou qu’il se lassera. elle reste là, encore cette foutue de position de défense, en boule pour se protéger des coups de pieds jusqu’à ce que ça se calme, étrangement, paisiblement. jusqu’à ce que la porte fasse vibrer les murs en claquant.

elle a attendu un moment, un long moment avant de relever la tête du creux de ses bras. elle a attendu un long moment avant de détendre ses jambes sans même penser se relever alors que son visage est taché de noir sans qu’elle n’ait réussi à pleurer. le corps s’étend sur le sol, appréhende les douleurs, le regard rivé sur le plafond. et enfin, après de si longues minutes de néant, de silence bourdonnant, naïla tend la main un peu plus loin pour attraper son téléphone dont la lumière agresse ses yeux. les noms défilent et un seul trouve son attention mais forcément, le son de sa voix ne lui répond pas. “hi… hum… just wanted to know if you were home or working. i may come to see by myself… kinda need you…” et le téléphone retrouve le sol, frappe le parquet et naïla soupire avant de tenter de se relever. la grimace est lourde sur ses traits lorsque les douleurs se réveillent enfin, lorsque ses côtes veulent l’empêcher de s’appuyer contre le meuble. ça paraît plus difficile que prévu de se déplacer pourtant, elle insiste avec les forces qui lui restent. sa carcasse se déplace jusqu’à son sac, jusqu’à ses clés, s’étire un peu pour reprendre une once d’énergie. du moins assez pour aller chercher son téléphone et appeler un taxi.

son visage est encore frais de l’eau qu’elle a pris le temps de mettre pour essuyer un peu le noir et le sang de ses traits - le sang qui laisse un arrière-goût de fer entre ses dents alors que son regard arpente silencieusement le paysage plongé dans la nuit de new york. le trajet est long, trop long pour arriver. son coeur se gonfle, les doigts se serrent, marquent sa peau à cause des ongles trop longs, eux aussi. son coeur se gonfle, installe le poids sans un bruit, un poids qui l’étouffe, qu’elle tente de taire. les mots résonnent avec les coups mais surtout la brutalité du geste, de la voix qui l’emprisonne à chaque fois. parce que finalement, elle arrive à y croire, elle arrive à se dire qu’il a pas totalement tort. et ça lui brise autant le coeur que ça la rassure, de se dire que pendant tout ce temps, toutes ces années, c’est possible qu’elle l’ait mérité.
et le poids perd un peu de sa lourdeur lorsque l’immeuble se peint sous ses yeux, lorsqu’elle descend de la voiture pour affronter le vent froid de l’automne. ce vent qui balaye gentiment la peur mais laisse les doutes. elle espère presque qu’il ne sera pas là, mazen, qu’elle n’aura pas à affronter la peine et la pitié. mais elle ne veut pas rester seule, naïla, elle ne peut pas affronter l’horreur des démons. alors elle s’avance, s’engouffre dans le hall car elle sait quels chiffres taper. elle a déjà vu mazen faire et se rappelle de ce qu’il y a à se rappeler. l'ascenseur est long mais salvateur. une main qui soutient ses côtes, l’autre qui porte son sac, elle finit par soupirer devant la porte sur laquelle elle hésite de frapper et quelques minutes peut-être s’éternisent le long du gouffre qu’elle creuse jusqu’à ce qu’elle trouve le force, le courage, de signaler sa présence.
c’est comme un soulagement qui aurait voulu la faire sourire quand le visage de mazen se découvre derrière la porte, c’est comme un soulagement qui lui fait perdre son souffle l’espace d’un instant. “hi… i’m sorry, i know it's late and i didn’t mean to bother you… i called you but… i didn’t know where else to go.” le chien l’accueille et d’une caresse, elle entre à l’intérieur où la chaleur la reçoit. cette fois, elle n’ose pas lever les yeux car sa longue tresse en pagaille, le peu de sang sur ses vêtements, les marques sur son visage - peut-être qu’elle n’aurait pas dû venir. “i didn’t want jazz to freak out so i hope you don’t mind if i came here.” et seulement maintenant, dans la lumière chaude de l’appartement où les odeurs se mélangent, où elles la caressent pour l’alléger, naïla pose ses yeux sur l’homme qui lui fait face, découvrant son visage qu’elle n’a pas su regarder.
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MessageSujetRe: this is who we are, a product of war (naïzen)      #☾.      posté le Ven 3 Mai - 7:32
Mazen Vanserra
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heart rate : Fiancé, dit le contrat, dit la bague autour du doigt de Yunia. Womanizer, crient son regard et les filles entre ses draps. Amoureux ? Destructeur. Possessif, violent, jaloux, et pourtant, revendiquant sa liberté pour mieux s'en priver deux secondes après.
purpose : Directeur de la sécurité pour les établissements des deux aînés Kane.
magic scale : Niveau 2, le niveau 3 semble à portée de main.
powerplay : Per fumare, c'est par la fumée qu'il vous aura, des senteurs soigneusement choisies s'échappant des nuages qu'il crée à partir d'une simple étincelle.
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you show me
i'll show you
C’est à pied qu’il est rentré, laissant sa voiture derrière lui. Une trotte plus que conséquente, dans le froid des rues de New-York. Une nécessité, pour se remettre les idées en place, sans que ça ne soit particulièrement probant. C’est un vide monumental qui s’est fait dans l’esprit du rejeton de l’Automne. Un abysse dans lequel il regarde. Et qu’il sent commencer à le regarder en retour. Ce qu’il a dit à Kaseem est vrai : si la police remonte jusqu’à lui, il est fort probable qu’il ne passe même pas par un procès. On essaiera sans doute de le faire parler. Sans rien en tirer, cela va sans dire. Malgré tout, malgré la trahison et malgré la douleur, il n’ira pas le vendre. S’il ira jusqu’à s’accuser tout simplement ? Peut-être. Il ne sait pas encore. Le couperet sur le point de tomber a eu un drôle d’effet sur lui. Et c’est résigné qu’il contemple l’éventualité de sa mort prochaine. Pourquoi pas. Mayron lui en veut. Kaz l’a trahi. Yunia se joue de lui. Que lui reste-t-il, réellement ? Pourquoi continuer à se battre, à mener cette existence qu’il abhorre ? Il est fatigué, tout simplement, de maintenir les apparences, de toujours faire ce qu’on attend de lui, ce brave petit soldat. A quoi bon ? Des pensées sombres qui glissent sur lui, s’infiltrent sous les vêtements, sous la chair, viennent lui susurrer des atrocités à l’oreille. Et c’est dans cet état d’esprit qu’il pousse la porte de son appartement. Un instant d’arrêt, et il se laisse glisser contre le battant de la porte.

Jusqu’à ce qu’un museau vienne se loger dans son cou. Ses bras se referment sur Hoki et ses paupières s’affaissent. Il n’en peut plus. Ils restent là un long moment, jusqu’à ce que l’animal ne le pousse, de sa tête. La faim, sans doute, mais il y voit un signe à reprendre pied, au moins physiquement. Les lumières sont rapidement allumées et il s’affaire, méthodiquement, à préparer la gamelle qui ferait des envieux même chez les humains. Et les sorciers. Ce n’est qu’alors qu’il se rend compte qu’il n’a enlevé ni son manteau, ni ses chaussures. Rien ne va plus. Les dernières sont ôtées et ramenées dans l’entrée, et le second s’échoue sur le comptoir de la cuisine. Quelque chose glisse de la poche et s’écrase au sol dans un bruit mat. Son téléphone. Par réflexe, il le rattrape, pour voir l’icône indiquant un message vocal. Si son premier mouvement est de l’ignorer, le nom attire son attention. Naïla. Probablement un des rares prénoms à pouvoir le faire réagir actuellement. Ses doigts déverrouillent l’écran et pressent l’image. Et sa voix emplit l’appartement :  “hi… hum… just wanted to know if you were home or working. i may come to see by myself… kinda need you…” Les sourcils de Mazen se froncent alors que son rythme cardiaque s’accélère. Cela semble sérieux. Il ne réfléchit pas. Alors que d’une main, il rappelle, il se dirige vers la porte, pour enfiler ses chaussures … quand on frappe. Se pourrait-il que … ? L’espace est réduit à néant en quelques secondes et la porte s’ouvre … sur Naïla. “hi… i’m sorry, i know it's late and i didn’t mean to bother you… i called you but… i didn’t know where else to go.” Pas de réponse, mais Hoki l’accueille pour lui. Elle ne le regarde pas. Mais lui l’observe. Et ne manque aucun détail. Les cheveux en bataille. Le sang. L’expression de son visage. Les esquisses des marques qui seront visibles dans quelques heures. Il faut qu’il reste immobile, l’espace de quelques secondes. Pour juguler la violence à l’état pur qui monte en lui. Il a vu des salauds s’en prendre à elle. Mais pas comme ça. Jamais comme ça. Et s’il ne se contrôle pas, il n’est pas très sûr de ce qu’il fera ensuite. “i didn’t want jazz to freak out so i hope you don’t mind if i came here.” Sa sœur. Elle a bien fait. S’il est dépourvu des dons de guérison de la Dawn, il a ce qu’il faut. Et en théorie, sait mieux se contrôler. En théorie.

Quand ses yeux rencontrent les siens cependant, il peut toujours sentir le brasier en lui vouloir s’étendre, tout emporter sur son passage alors qu’il découvre l’horreur d’encore plus près. Et les démons au fond de son regard, surtout, qui font écho à tellement de souvenirs, enfouis ou nouveaux, qu’il manque d’en perdre le souffle.  “you did the right thing.” Il n’ose pas esquisser un geste vers elle, pas encore. “sorry I didn’t answer earlier. My phone was on mute.” Et il gérait d’autres choses, qui n’ont plus la moindre importance maintenant. Et quand enfin, ses membres reçoivent le signal qu’ils peuvent tenter un déplacement, ce sont ses doigts, encore gantés, qui viennent écarter avec une douceur infinie une mèche de son visage, collée dessus par de l’hémoglobine. Sa gorge est nouée devant le spectacle apocalyptique qu’elle offre. Il veut poser des questions. Un milliard de questions. Dont la première serait : who ?. Qu’il aille effacer son existence dans la seconde. Mais il sait que si cette interrogation sort, il partira. Et elle n’est pas venue pour ça. Il y a quelques mois déjà qu’il connaît la jeune femme, et qu’il a appris qu’elle n’a besoin de personne pour mener ses propres batailles. Alors il se tait, l’enfant de l’Automne. Il n’ose même pas réellement le toucher, même s’il voudrait l’enlacer. Par respect, d’abord. Et ensuite, parce qu’il ne connaît pas l’étendue de ses blessures. “you know where the bathroom is.” Cela sonne un peu trop durement, autour d’eux, et ce n’est pas ce qu’il désire. Hoki semble avoir compris le message en ouvrant la voie. Mazen s’efface, pour refermer derrière eux. La porte claque, seul signe de ce qui bouillonne en lui alors qu’il demande, simplement : “let me help.” Il a eu son lot de blessures de guerre. Et, ironie du sort, d’autres infligées par son propre père, quand rien n’était assez bien. S’il a reconnu des signes ? Peut-être. Dans tous les cas, il n’en dira rien. Il sait. Qu’il ne sert à rien de forcer un jardin secret. Qu’elle le lui ouvrira si elle le désire. En attendant … C’est avec une main douce dans son dos qu’il l’engage à passer à la salle d’eau, avant toute chose.

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MessageSujetRe: this is who we are, a product of war (naïzen)      #☾.      posté le Ven 17 Mai - 1:53
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mazen x naïla


9th january, 10pm
les douleurs s’éveillent doucement, naïla les sent venir, par picotements; elles se découvrent un peu plus à chaque seconde. contre sa joue, au coin des lèvres, dans les côtes, dans les bras et à présent dans les jambes qui sont fatiguées de supporter tout le poids de son propre corps. c’est dur, même de seulement lever les yeux sur mazen. c’est dur, ça fait aussi mal que les coups qu’elle s’est pris. c’est dur, de baisser les barrières pour lui montrer l’étendu des dégâts - les dégâts de son foutu monde - et qu’il soit témoin de ce spectacle miséreux, témoin de sa réelle faiblesse. c’est dur, alors naïla tente de se persuader que la raison pour laquelle elle est venue ici, c’est seulement pour ne pas inquiéter jazz.
jazz.
le cœur qui grogne, appel à l'aide, et il se détruit, se fout en miettes.
elle donnerait tout pour être dans les bras de sa soeur, pour poser sa tête sur ses genoux, sentir ses doigts dans ses cheveux et que tout s’apaise autour, qu’il n’existe plus qu’elles ((et ilyès)), juste eux.
c’est pour elle qu’elle est venue ici; pas pour chercher l’étrange douceur qui l’enrobe lorsque les yeux de mazen se pose sur elle, pas pour chercher cette impression de proximité dans la distance de leurs gestes, dans la maladresse de leurs contacts, cette impression de sécurité, que plus rien ne peut lui arriver. ici. qu’elle peut se permettre d’être plus forte que le reste du monde, assez pour pouvoir lui montrer le pire d’elle. cette facilité à faire tomber peu à peu le masque d’un simple regard, d’un simple mot. et cette voix. non, c’est pas ce qu’elle cherche en venant là. elle est juste là pour ne pas s’infliger la panique, l’horreur, la colère ou encore l’inquiétude dans les yeux de sa petite soeur.

that’s okay.” qu’elle laisse couler sans se formaliser sur ses excuses. le monde ne tourne pas autour d’elle, non, et encore une fois, elle pense que ce n’était peut-être pas une bonne idée que de débarquer dans son monde pour tout chambouler à nouveau. le poing hésitant flotte dans l'air, entre leurs deux corps, il  voudrait se poser contre le torse de l’automne mais se résigne car l'angoisse remonte, s'acharne, prive naïla de son air et elle ne bouge plus, bloquée entre deux scénarios, l'un est chaud, l'autre est gelée, et le seul moyen de choisir l’un des deux serait de laisser mazen entrer dans son monde. et c’est impossible, inenvisageable. alors le poing s’abaisse avec ses yeux, continuera de flotter entre les deux et un soupire s’échappe, sur la défensive, lorsque les doigts de l’homme effleure à peine sa peau. “you know where the bathroom is.” elle acquiesce presque en silence, étouffe le sursaut qui attrape son corps lorsque le bruit sourd de la porte résonne jusqu’à elle et s’avance un peu plus dans l’appartement. comme une coquille vide, vidée de toute énergie, de toute force, de toute émotion, elle se dirige vers la salle de bain sans un mot. les pas sont un peu plus lents parce que son corps s’est refroidi et que la douleur dans ses côtes décide de s’éveiller un peu plus à chaque pas et pourtant, la porte atteinte, elle se tourne vers mazen. “i need a shower.” c’est un merci silencieux qui envahit ses yeux mais naïla n’a plus vraiment les mots pour le remercier à chaque fois. "do you mind if i borrow a t-shirt or a sweater from you after?” à nouveau, le poing flotte dans les airs, ne semble pas encore prêt à choisir son camp alors il s’engouffre dans cette salle de bain et referme la porte derrière.

le soupire est lourd, soulagé, et peut-être pour tenter de reprendre ses idées ou trouver le courage de se déshabiller, naïla reste contre cette porte de longues secondes, à contempler le mur face à elle. elle finit par se décaler et enfin, enfin, peut-être affronter son reflet.
c’est dur, même de seulement lever les yeux sur ce miroir.
et son souffle se coupe face à l’image qu’il lui rend, face à la découverte de la douleur. la lèvre inférieure capturée par ses dents, un instant, une main vient constater l’ampleur des dégâts sur son visage - sur cette joue où le sang a coulé, sur ce coin de bouche abîmé et, doucement, naïla tente de remonter sa chemise le long de ses côtes pour révéler le bleu déjà formé le long de son flanc jusqu’à son sein. aucune surprise dans ses yeux, déjà accoutumés de voir l’épiderme habitué. ce bleu qu’elle voit déjà se mélanger au violet les jours suivants, puis à d'autres couleurs pour former une galaxie, un arc-en-ciel morbide. et le temps s’écoule lentement entre elle et son reflet. si lentement qu’elle croit perdre le courage de continuer jusqu’à ce qu’il lui semble nécessaire de retirer un par un chaque bouton de son chemisier pour faire le moindre effort possible.

l’eau est salvatrice, presque douloureuse mais la chaleur détend chaque muscle, doucement, et, les yeux fermés, naïla profite de cet instant privilégié de mieux sentir son corps, de mieux se sentir à l’intérieur. elle tente de nettoyer les traces alors que certaines restent et resteront pendant un moment. des jours, des semaines et même après un ou deux mois, elle continuera de percevoir les couleurs quasiment effacées mais qui lui rappelleront encore et encore que son corps ne lui appartient pas, ne lui a jamais vraiment appartenu. alors, naïla sort de la brume pour s’enrouler dans une serviette et cacher ce qu’elle peut - faire semblant que ça semblait bien pire que ça ne l’est réellement. elle finit par ouvrir la porte, l’enfant de l’aurore, pour libérer la buée qui s’est accumulée et pour récupérer les vêtements qu’elle a demandés. et ce qu’elle trouve est un mazen qui revient à elle avec les tissus propres dans lesquels elle voudrait déjà être. mais vu ce regard qu’il lui offre, naïla a les épaules qui s’affaissent. “you wanna take care of this?” un consentement qu’elle lui souffle pour en finir au plus vite avant de pouvoir se faufiler dans des draps dont l’odeur la réconforterait.
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MessageSujetRe: this is who we are, a product of war (naïzen)      #☾.      posté le Dim 2 Juin - 19:45
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“that’s okay.” Oh but that’s not Rien ne l’est, pour tout dire. Mais ses propres soucis lui semblent à des kilomètres. Quand on n’a décidé que ce que l’on vit n’a plus d’importance, il est d’autant plus facile de se concentrer sur les problèmes des autres, qui est en réalité la seule chose qui compte. Pour peu de gens, qui se sont toujours comptés sur les doigts d’une main, et sont encore moins nombreux depuis ce soir. Et il y va par étapes, méthodiquement. Note l’effet de la porte sur elle et se réprimande mentalement de ne pas l’avoir anticipé. La routine reprend le dessus, alors qu’il lui indique le chemin à suivre, qu’elle connaît. Chaque fois qu’elle s’est trouvée en ces lieux, c’est parce qu’on lui a fait du mal. A plus petite échelle, certes. Ce que cela dit sur lui ? Sur eux ? Il n’en a pas la moindre idée. Tout ce qui importe pour l’instant c’est lui procurer ce dont elle a besoin. Un abri, c’est fait. “i need a shower.” Le message passe et il hoche simplement la tête, gardant ses distances. Peut-être a-t-elle besoin de solitude, aussi, maintenant. Il ne répétera pas qu’elle sait où se trouvent les choses. Les mots inutiles n’ont pas leur place en cet instant. Il attendra somplement qu’elle ait terminé. Peut-être pourrait-il commencer à cuisiner.  "do you mind if i borrow a t-shirt or a sweater from you after?” Mais elle lui offre une autre tâche, une demande à laquelle il répond simplement : “Sure thing.” Elle ne le touche pas plus. Mais il ne forcera pas. Les distances sont faites pour être respectées à moins d’être invité à faire le contraire. Et la porte se referme sur elle.

Hoki s’assoit à ses côtés, devant la porte et il lui flatte le haut du crâne, comme pour le charger de monter la garde. Le reste ne lui appartient pas et il regagne sa chambre, pour ne pas entendre d’éventuels pleurs. Non qu’ils le dérangeraient, mais si elle a choisi de ne pas les partager avec lui, il n’a pas à s’imposer dedans. Ses mains, finalement débarrassées de leurs gants actionnent les poignées du placard. Quelques vêtements féminins entrent dans son champ de vision mais il les dédaigne. Hors de question de lui prêter quoi que ce soit qui appartient à Yunia. Le temps d’arrêt devant ces piles incongrues lui font effleurer les tissus du bout des doigts avant de secouer la tête. Il sera temps plus tard de prendre une décision. Et si on la prend pour lui … peut-être la délivrera-t-il avant qu’on ne lui enlève la vie. Mais ce n’est pas la question, immédiatement. Il fonctionne au ralenti, lui l’être mécanique aux rouages parfaitement huilés. Et ce n’est pas ce que Naïla est venue chercher chez lui. Son choix se porte finalement sur un t-shirt gris et un pantalon de pyjama à carreaux lui appartenant et il revient sur ses pas, à temps pour voir la porte de la salle de bains s’ouvrir. Et dans la fumée, le spectacle est toujours aussi désastreux. Pire même, alors que les couleurs commencent à gagner sur l’épiderme de la jeune femme. Le regard n’a rien d’intrusif ou du subversif. Une métrique objective sur l’étendue des dégâts, qui manque de faire remonter la colère. “you wanna take care of this?”

Si la demande le surprend, la réponse ne se fait pas attendre. “I can.” En douceur, il lui tend les vêtements avant de pénétrer dans la salle d’eau, prenanr bien garde de ne pas l’effleurer. La porte du meuble recouverte d’un miroir est bientôt tirée, et c’est avec des gestes précis que Mazen s’empare des produits dont il a besoin. D’abord, les plaies. La bouteille de désinfectant, le coton et il se tourne vers elle. Avec des gestes lents, il l’approche de la plus inquiétante, celle au visage. Ses doigts de l’autre main se placent sous le menton et il commence à officier, en douceur et en silence. La scène le renvoie à une autre. Où Blue lui a craché sa haine au visage. Avant de se rétracter. Si c’était sincère ou cela faisait partie du plan de Kaz pour endormir sa vigilance ? Il pencherait pour la première option. Mais après ce soir, peut-être s’est il trompé. Chassant le souvenir de son esprit, il se raccroche à la réalité, trouvant une deuxième plaie dont s’occuper. L’absence de mots n’est pas gênante et il ne souhaite pas la brusquer, pas la forcer à lui parler de ce qui s’est passé. Par contre, il y a quelque chose qu’il peut faire. “I was gonna cook myself some dinner.” Lie. Il n’allait certainement pas manger. Mais elle n’est pas forcée de le savoir. “Shall I make it for two ?” Pas certain qu’elle en ait envie, mais il connaît le pouvoir de la nourriture – et de sa cuisine, plus particulièrement, même s’il ne le formulera jamais de la sorte. Et que ce soit Nora, Nyx ou Blue, chaque personne ayant trouvé refuge chez lui a toujours fini par dévorer une assiette. Même si cela semble trivial, c’est ce qu’il peut lui offrir de mieux, à moins qu’elle ne se décide à lui raconter et qu’il ne puisse proposer autre chose de plus efficace – et de plus brutal, sans l’ombre d’un doute.

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MessageSujetRe: this is who we are, a product of war (naïzen)      #☾.      posté le Mer 5 Juin - 18:03
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powerplay : don-poison qui fume l’intérieur de la sorcière, celle qui guérit les maux, les maux du corps, les maux du coeur, pour les absorber, pour les faire siens juste le temps d’un instant, juste le temps que ça soulage un peu et que ça redonne de l’espoir. parce qu’on finit toujours par s’habituer à la douleur et que la douleur a fait d’elle sa propriété, la douleur s’est emparée d’elle pour ne plus jamais la lâcher.
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mazen x naïla


9th january, 10pm
les vêtements entre les mains, y a les odeurs qui s’engouffrent dans le couloir et qui lui parviennent facilement, ces odeurs particulières qu’elle ne retrouve que chez mazen. et il y a cette sensation étrange qui lui parcourt le corps, chaque membre un à un, elle la sent partout, elle la réchauffe même; cette sensation de sécurité, ce sentiment d’être au bon endroit. et si elle ose à peine lever les yeux sur l’homme qui s’occupe d’elle, elle sort de l’encadrement de la porte pour se remettre face à lui, contre le meuble de l’évier, les tissus contre elle pour maintenir la serviette qui la couvre. chaque geste est méticuleux, elle le sent contre sa peau. la douceur que mazen effleure est une caresse brûlante qui ne fait froncer ses sourcils malgré le produit sur la plaie à vif. naïla a le regard fuyant alors qu’elle se rappelle le bon nombre de fois où elle a passé la porte de cet appartement pour partager un repas forcé, pour ne pas subir les regards inquiets et pour juste ressentir cette même chaleur qui l’envahit en cet instant. une chaleur rassurante qui finit par lui faire fermer les yeux le temps que mazen finisse de désinfecter ses plaies. et enfin, la voix s’élève dans le silence qui ne lui fait pas peur, la voix s’élève et elle est aussi douce que de la soie. “yeah, for sure. your cooking is delicious, you know i’m only here for this.” c’est un semblant de sourire qui se dessine sur ses lèvres alors qu’enfin, son regard affronte celui de l’homme. et si elle est à moitié sincère, ce qu’elle ne dira pas, c’est qu’elle n’a pas faim, qu’elle a l’impression que son oesophage ne veut même pas laisser sa salive passer sans douleur et que son estomac… son estomac est si lourd, tordu, qu’il en voudrait libérer même tout ce qu’il n’a pas en cet instant. pourtant, si mazen allait cuisiner pour lui, elle ne saurait comment refuser sa proposition. “i’m gonna put these on and i’ll be ready in a minute.” son poing a décidé de choisir son camp et atterrit en douceur sur le torse qui lui fait face et d’un regard, d’un presque-sourire, elle formule un “thank you” sans bruit que mazen a pris l’habitude de déchiffrer dans ses prunelles aussi sombre que la nuit dans ses veines.

et lorsque l’homme repart à nouveau, la laissant seule une nouvelle fois, elle soupire légèrement, prend son temps car elle a le temps, on lui laisse le temps.
la porte rabattue, elle se permet de découvrir son corps loin de son propre regard, la serviette soigneusement repliée et étendue au-dessus de la baignoire. le t-shirt est difficile à mettre mais elle se sent déjà mieux à l’intérieur ainsi que dans le pantalon qui lui est trop grand dont elle retrousse alors le bas pour en faire un ourlet. ses cheveux mouillés finissent tressés entre ses doigts fatigués et en dévoilent son cou où le rouge, que la lourde poigne a tracé en le maintenant, a presque totalement disparu. la gorge est sèche, nouée et son estomac se tord rien qu’à la pensée de devoir se voir forcer à manger. pourtant, c’est ce qu’elle fera sans broncher.
life goes on.
ce soir, la force s’est perdue, s’est évanouie avec le reste qu’elle semblait avoir. résolution triste, la bataille est terminée, elle quitte la salle de bain après en avoir éteint les lumières et vient se mélanger aux couleurs de l’automne là où les odeurs ont commencé à changer, là où le goût de la nourriture caresse déjà son palet. et si ça n’a pas le mérite de lui ouvrir l’appétit pour l’instant, elle s’éprend à seulement apprécier sans que ça lui donne envie de gerber. le coeur est souffrant mais le poids semble plus supportable, les yeux ne brûlent plus de larmes discrètes et les douleurs s’apaisent doucement, tiraillent mais la laissent un peu plus tranquille un instant. “would you like some help?” qu’elle propose tout en contournant le plan de travail pour arriver un peu plus près de lui; pas trop, juste assez pour le regarder faire ce qu’il fait de mieux, concentré sur ses découpes. appuyée contre l’espace de travail, elle ne peut s’empêcher de remarquer les sourcils discrètement froncés. “why do you seem so concern? what are you thinking about?” sans qu’elle ne le lâche des yeux ou qu’elle s’en rapproche, naïla tente de capter son regard avec autant de tendresse qu’elle peut; cette tendresse naturelle que peu de personnes peuvent se vanter d’avoir connue. elle ne connaît pas si bien mazen mais juste assez. assez pour comprendre qu’il ne s’agit plus d’elle mais de lui. et si les mots n'ont jamais pris leur place entre eux, y a cette expression nouvelle sur le visage de mazen qui le demande de chercher à comprendre.

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MessageSujetRe: this is who we are, a product of war (naïzen)      #☾.      posté le Lun 10 Juin - 9:16
Mazen Vanserra
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Mazen Vanserra
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heart rate : Fiancé, dit le contrat, dit la bague autour du doigt de Yunia. Womanizer, crient son regard et les filles entre ses draps. Amoureux ? Destructeur. Possessif, violent, jaloux, et pourtant, revendiquant sa liberté pour mieux s'en priver deux secondes après.
purpose : Directeur de la sécurité pour les établissements des deux aînés Kane.
magic scale : Niveau 2, le niveau 3 semble à portée de main.
powerplay : Per fumare, c'est par la fumée qu'il vous aura, des senteurs soigneusement choisies s'échappant des nuages qu'il crée à partir d'une simple étincelle.
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you show me
i'll show you
Le soin apporté à chaque mouvement est extrême. Parce qu’il ne veut pas ajouter à la douleur. Parce qu’il a un but, temporaire, sur lequel se concentrer. L’effort est porté à aller vite, mais à le faire bien. Et rapidement, il n’y a plus rien à faire, à part proposer la suite. “yeah, for sure. your cooking is delicious, you know i’m only here for this.” Et si les mots sont innocents, si la tentative d’humour est comprise, pas l’ombre d’un sourire ne passe sur le visage du jeune homme. Parce qu’ils viennent percuter ses propres plaies, alors que l’image de Blue se dessine de plus en plus clairement dans la fumée, derrière Naïla. “i’m gonna put these on and i’ll be ready in a minute.” Le contact la dissipe cependant momentanément et il hoche simplement la tête, comprenant sans qu’il y ait réellement besoin de verbaliser ce qu’elle tente de lui faire entendre silencieusement. Il n’y a pas de problème. Et il en ferait sans doute plus s’il le pouvait. C’est pourtant avec du plomb dans l’estomac qu’il s’éclipse, se dirigeant vers la cuisine. Là où la machine se fait habituellement gracieuse, où le plaisir l’envahit, même momentanément, pansant ses blessures mieux que n’importe quel infirmier, que n’importe quelle médecin, c’est mécaniquement qu’il ouvre le frigo et se saisit des aiguillettes de poulet qu’il avait prévues. Les ingrédients s’alignent sur le plan de travail, méthodiquement, jusqu’à former une ligne parfaite. Une pause est nécessaire, alors qu’il se passe les mains sur le visage. La fatigue extrême qu’il sent poindre est sur le point de prendre le pas sur le reste, et ce n’est pas une bonne chose. Il y a quelqu’un ici, quelqu’un qui a besoin de lui. Une dernière fois, peut-être, sans doute. Alors autant faire ce qu’il convient de faire, une dernière fois. Alors le couteau étincelle, soudainement, contre la planche en bois. Et le ballet habituel peut commencer.

Si l’ensemble manque cruellement de grâce, les parfums, eux, envahissent l’espace rapidement alors que les diverses préparations prennent forme. Concentré sur son travail – pour le continuer correctement, et non perdu dans son élan créatif, contrairement à son habitude – il ne l’a pas entendue revenir. “would you like some help?” La réponse se fait attendre alors que Mazen essaye de revenir de l’endroit où il a posé son esprit, pour l’empêcher de battre la campagne. Et il n’a sans doute pas été assez rapide. Assez impassible. Assez … intouchable. “why do you seem so concern? what are you thinking about?” Et s’il sent ses yeux chercher les siens, il les laisse rivés sur le poivron qu’il finit de découper. Il est hors de question de lui répondre. Tout d’abord parce qu’elle n’a pas à se soucier de quoi que ce soit. C’est son aide qu’elle est venue chercher, pas le reste. Et ensuite … qu’y aurait-il à en dire ? Verbaliser les choses ne l’aiderait pas, il en est conscient. Et peut-être tenterait-elle d’élaborer une stratégie, de trouver une solution. Qui n’existe pas. Dont il ne veut pas. Une partie de lui est déjà loin. Dans un autre monde, une autre vie, une autre réalité. Libre, quelque part, alors que lui est cloué au sol. Il ne peut pourtant l’ignorer. Le silence se fait pesant, rendant l’air quasiment irrespirable. Le poivron git, en morceaux, sur la surface lisse de la planche. De la pointe du couteau, le jeune homme les envoie dans la poêle, rejoindre les oignons qui crépitent déjà. Et finit par prendre sur lui pour se tourner vers la native de l’Aube. “Nothing you need to worry about.Lie. Le coin de ses lèvres tente de se relever, mais c’est un échec cuisant. Ce qui ne semble pas le décourager : “Nothing worth mentioning.I’ve been betrayed by someone I hold dear. Just said goodbye to my other brother, when I am already living far from mine, who resents me for that. C’est ce que ses yeux hurlent pour lui, sans qu’il ne s’en rende compte. Parce que pour une fois, le masque du soldat ne suffira pas, pas lorsqu’on l’a blessé de la sorte. Il se détourne, pour retourner la préparation, que ses prunelles fixent. Parce que c’est plus simple que d’affronter son regard. Ou que de s’attarder sur les bleus qu’il voit encore. Il n’est pas certain de parvenir à se contrôler, ce soir. Et n’a pas envie de lui faire du mal, de quelque manière que ce soit. Peut-être aurait-il simplement dû lui proposer d’aller dormir. Elle serait partie avant qu’il ne se réveille. Et elle n’aurait pas eu à assister à ça. “As for helping, you may set the table if you want.” Mettre un bar de distance entre eux peut être une bonne idée, le temps qu’il parvienne à se reprendre. Il apportera le plat, ils mangeront sans doute en silence et tout sera terminé. Si seulement cela pouvait être aussi simple …

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MessageSujetRe: this is who we are, a product of war (naïzen)      #☾.      posté le Mar 11 Juin - 15:53
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mazen x naïla


9th january, 10pm
l’automne a cueilli l’enfant restée enfouie en elle, s’est approché doucement de l’animal sauvage pour ne pas la laisser fuir. elle s’est laissée apprivoiser, accorde sa confiance sans même s’en rendre compte, sans même se poser de question. un naturel désobligeant qui caresse son âme blessée, panse les plaies béantes, ouvertes depuis des années, sans aucune douleur et avec tant d’aisance qu’elle s’est surprise à apprécier. deux êtres aussi semblables qu’intransigeants, ont laissé la chance à l’autre d’entrer petit à petit dans un monde inconnu, rempli de peur mais de calme.
elle est restée quelques secondes à le regarder, sans un seul bruit, à seulement se permettre de contempler les sourcils restés froncés et les gestes précis dont la mécanique se met en marche sans réflexion. fluide. “but there’s something.” elle relève qu’il n’a pas nié mais ne le forcera jamais à parler. c’est peut-être pour ça que ça fonctionne aussi bien, que leur relation aussi bancale et indéfinie soit-elle s’écrit sans encombres, se lie au travers d’une confiance incomprise pourtant naturelle, parce qu’il y a un respect mutuel entre leur forteresse que seul le temps se permet d’affaiblir doucement. elle n’en demande pas plus; no words are needed. alors la sorcière se décale, se déplace, laisse l’air prendre sa place, pour qu’il souffle comme il l’a laissée souffler. elle se demande un instant si elle ne devrait pas plutôt prendre l’occasion pour le laisser, tout court. partir car ça ne semble le moment pour personne de recueillir ses maux. pourtant, naïla se hisse sur la pointe des pieds pour attraper deux assiettes là où elle sait les trouver, des couverts et des verres avec. ça claque entre ses mains, ça couvre les bruits de cuisson et le silence de leur voix. ça n’a rien de pesant, c’est même presque apaisant.

la vaisselle s’organise sur le bar, se prépare pour accueillir un repas qu’elle ne saura dignement apprécier. et d’un regard, la sorcière se retrouve avec les remords qui lui tordent les tripes - la silhouette de mazen face à elle l’assaille d’égoïsme frappant. elle les voit ces épaules lourdes, cette manie de pas être aussi tranquille que d’habitude lorsqu’il exerce son art. elle sait profondément qu’il ne s’agit plus d’elle en cet instant et que, peut-être, a-t-elle aggravé les choses en débarquant avec son boucan. peut-être qu’il a besoin de silence, mazen, de calme, de paix. d’un vide qui le reposerait. alors, les pas de félin se rapproche à nouveau de l’homme avec l'appréhension d’un premier jour, d’une première fois, car seuls jazz et ilyès sont témoins de ce choix. le reste n’est que prison dont elle aimerait ce soir se libérer, juste un peu, juste pour lui. soulager une peine quelques secondes, quelques minutes si elle le peut, pour lui rendre une partie de ce qu’il a déjà fait pour elle. elle aimerait soulager les traits de son visage et le voir se libérer de “ce qu’il n’y a pas à s’inquiéter” sans un seul mot.
l’enfant de l’aube ne sait pas bien comment s’y prendre lorsqu’on ne lui a pas demandé (lorsqu’on ne l’a pas obligée) à utiliser le don-poison qu’il coule entre ses doigts à l’empathie extrême. elle attend sagement, assez loin de lui mais pas trop, qu’il termine d’agiter ses phalanges au-dessus de la lame. tentative d’approche, une main se faufile contre la sienne, tente d’attraper son attention, de faire dériver sa concentration. ses doigts s’entremêlent doucement aux siens quand elle ne sent pas de résistance et l’attire un peu plus près d’elle seulement pour qu’il se retourne face à elle. le silence est morne et son coeur s’affole, le stress s’empare de ses épaules légèrement tremblantes - elle a pourtant fait ça des centaines de fois mais s’est toujours juré de ne l’utiliser qu’en cas d’urgence dans la réalité. car la nuit ne lui semble pas réelle, son esprit quitte son corps lorsque la lune pointe son nez et qu’elle semble rouge vive, gorgée des enfers et de vices. un pantin mécanique qui n’a pas besoin de demander car déjà forcée d’activer la lumière de ses paumes, la poupée de chiffon ne fait qu’obéir aux ordres. mais ce soir, elle prend une décision qu’elle n’aurait jamais prise si ce n’était pas lui, si ce n’était pas ce moment. “i won’t say or do anything if you don’t want to but maybe i can help not only to set the table... would you let me try something?” sa voix se perd, a fait tous les efforts possible pour atténuer le tremblement, la peur, l’anxiété, le doute. et si elle est devenue experte pour cacher le malaise au fil des années, elle n’a pourtant pas réussi à lever les yeux sur mazen lorsque la permission a été demandée. ce n’est qu’après peut-être un ou deux secondes, que son regard s’est hissé sur celui de l’automne pour y déchiffrer une réponse.

le temps s’est arrêté.
no words are needed.
les prunelles se perdent dans l’océan enflammé, comprennent ce qu’il n’y a pas besoin d’être dit et doucement, les mains de la jeune femme s’autorise à se lever, à se déposer sur les joues de l’homme plus grand. “you can still say no.” une caresse silencieuse qui encadre son visage, elle veut s’assurer de son accord pour que ça fonctionne. et il ne lui dit pas d’arrêter. alors naïla se concentre, détaille les traits de son cobaye, imprime leur noirceur et leur dureté jusqu’à ce qu’elle ferme les yeux.

l’inspiration est profonde et toute son énergie se retrouve entre ses doigts, s’ancre au sol et à l’univers, l’étreint dans une spirale aux rayons verdâtres ce soir. son pouls est devenu bien vite calme, dans un accord parfait avec son élément. la chaleur traverse son corps pour se réfugier jusqu’à ses ongles, capture le bout de ses doigts et active le don d’un champ de lumière aveuglant, vif mais éphémère, qui se canalise et s’engouffre dans ses veines - le sang se mélange au contact qui ne semble plus du tout hésitant. la magie se confond à son corps, s’infiltre dans ses pores, absorbe la peine, la colère, la rancoeur, le deuil, le regret, la fatigue jusqu’à ce que ça pique dans ses coudes, que ça brûle dans ses épaules, que ça se propage dans tout son être, assaillit sa poitrine, bousille ses entrailles et s’invite jusqu’à sa voûte plantaire. et plus la sorcière se concentre, plus c’est douloureux, plus c’est sombre, plus ses sourcils se froncent pour tenter d’encaisser - la respiration devient lourde, le poids est accablant et les larmes coulent pour lui.
et lorsqu’elle rouvre les yeux naïla, son souffle est court, la douleur calcine chacun de ses organes et un gémissement s’empare de l’air irrespirable. pourtant, le visage d’en face s’est adouci, calmé, dénué du trop plein d’émotions négatives. elle a mal pour toute une vie cachée, se mange vingt-huit années perdues dans l’obscurité, oubliées, entassées qui ont creusé et vieilli le visage qui semble renaître. ses douleurs à elle ont disparu, se sont tues un instant pour écouter celles de l’autre, celles qui sont bien plus douloureuses que les coups et les poings, que les années à survivre auprès d’un tyran qui partage son sang. ou peut-être qu’elle les a entassées autant que lui, qu’elle les a tant oubliées qu’elle ne les ressent plus comme elle le devrait. écho de son âme, ça résonne dans ses tempes, broit son visage sous la souffrance. le corps tremble sous le poids trop lourd et, à bout de souffle, la brune retombe sur le plan de travail après seulement quelques secondes, laissant la magie se taire, coupant brutalement le contact entre leurs deux âmes -- doit laisser mazen se faire surprendre par ses propres sentiments, les redécouvrir en quelques secondes. mais naïla n’a pas le temps de reprendre l’air dont elle a besoin pour se calmer, pour comprendre assez rapidement la bombe qu’elle vient de déclencher pour tenter de la désamorcer.

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MessageSujetRe: this is who we are, a product of war (naïzen)      #☾.      posté le Dim 16 Juin - 19:09
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Le silence est retombé, alors qu’il est revenu à son plat. Mais il n’est que de courte durée, alors que la voix de la jeune femme le déchire. “but there’s something.” Les mots ne sont pourtant pas violents, le ton n’a rien d’accusateur, mais le vacarme qu’ils font aux oreilles de Mazen manque de le faire vaciller. Oui, il y a quelque chose. Et quelque chose semble un terme beaucoup trop léger, beaucoup trop « unique » pour la multiplicité de ce qui se cache sous le masque de l’homme, qui fourmille sous sa peau depuis bien trop longtemps. Un amalgame de sentiments, de sensations, qui ne lui laisse aucun répit, jamais. Ou trop rarement. On lui a proposé des échappatoires, de nombreuses fois, sous forme de poudres, de liquides, qu’il a toujours refusées, sachant très bien que la descente ne serait que trop douloureuse. Une fois, une seule et unique fois il a accepté, dans les bras de Nyx, de se laisser aller, il y a quelques mois de cela. Et il l’a amèrement regretté. Le prix à payer, ce retour à la réalité est beaucoup trop important et le jeu n’en vaut pas la chandelle. La vaisselle claque, la nourriture grésille dans la poêle, les odeurs les enveloppent, comme pour tenter de les apaiser. Peine perdue, en ce qui concerne le rejeton de l’Automne. Il semble avoir passé un point de non-retour que ni la cuisine, ni la compagnie, pourtant appréciable et appréciée ne sauraient effacer.

La poêle grésille de tous les ingrédients et il repose la spatule, pour sentir un contact contre ses doigts. Ses yeux descendant, trouvant d’autres, plus fins, qui essayent d’attirer son attention. Le toucher est doux, mais présent, comme posant une question. Il les laisse venir, lui abandonnant même les siens, avant de finalement pivoter. Ses traits tentent, vainement, d’esquisser quoi que ce soit qui allègerait l’atmosphère. Mais il n’y parvient pas. Il y a quelque chose entre eux qui s’est noué, d’inexplicable, et pourtant de si simple. Deux enfants tombés au combat il y a bien longtemps, tentant de survivre. Et ils ne parviennent pas à se cacher l’un de l’autre, depuis le premier soir. Alors il s’abandonne, un instant, la laissant venir. Physiquement. Et autrement. “i won’t say or do anything if you don’t want to but maybe i can help not only to set the table... would you let me try something?” Elle ne le regarde pas. Peut-être aurait-elle perçu l’once d’hésitation, quelque part au fond de ses prunelles, qui ont pourtant simplement l’air éteint. Une part de lui lui hurle que c’est une mauvaise idée. Parce que la seule fois où on a essayé, cela a été catastrophique. Et pourtant. Pourtant, il y a un autre morceau qui murmure qu’il peut lui faire confiance. Qu’il le sait. Elle s’est mise à nue devant lui, de façon encore plus criante que physiquement. Peut-être est-ce le moment de se laisser aller. Juste un instant. De lui rendre la pareille. De lui montrer que cette confiance va dans les deux sens. Quelque chose lui dit qu’il a pu la vexer, la blesser en refusant de s’ouvrir à elle. Alors il reste silencieux. Alors il ne se dérobe pas quand ses yeux le trouvent. Quand les mains effleurent son visage, le faisant frissonner. Il y a quelque chose, dans l’intensité de cet échange silencieux qui lui fait peur, soudainement. “you can still say no.” Non. Non, il ne dira pas non. Même s’il est effectivement empli d’appréhension. Il retient son souffle. Elle ferme les yeux. Et le monde bascule, lui faisant clore les paupières également.

Parce que d’un coup, il n’y a plus rien. C’est comme si on avait tout aspiré hors de son corps. Le poids posé sur ses épaules. L’étau enserrant sa cage thoracique. Tout disparaît, en un claquement de doigts. Il n’y a plus rien qu’une douce chaleur, que l’odeur des épices qui les entoure, que la présence de la femme devant lui. Un calme olympien qui se répand dans ses veines, lavant la noirceur. Un sentiment de plénitude qu’il n’a jamais connu, qui lui fait ouvrir les yeux. Pour tomber sur le visage dévasté de Naïla. Cela ne dure qu’un bref instant. L’accalmie n’a sans doute eu lieu que quelques secondes. Et tout d’un coup, l’uppercut. Qui le cueille en plein plexus, expulsant tout l’air de ses poumons alors que tout revient. Un grognement racle sa gorge, alors que la noirceur, de retour, gagne du terrain aussi rapidement qu’elle est partie. Et la douleur, contrastant avec la douceur précédente manque de le rendre fou. Le grognement gagne en ampleur alors que ses épaules se tendent de nouveau, alors que ses poumons semblent se rétracter. Le malaise permanent. Le poids des secrets. Le goût amer de la trahison. Et la colère, oh, la colère. La colère qui fait étinceler ses yeux alors que ses sens ne captent plus rien que son odeur soufrée. Que sa magie provoque, déchaînant les enfers autour d’eux, apportant une odeur de brûlé qui gagne du terrain alors que la voix tonne : “what did you just do ?” L’accusation est brûlante, autant que son corps. Qui tremble. De rage. De fureur. De fièvre, sans doute. Son être entier n’était pas prêt. Prêt à se laisser délester de tout. Pour tout reprendre de plein fouet après. Et sa main se tend, sans qu’il ne parvienne à la contrôler. Son emprise se resserrant autour de la gorge de la jeune femme, il ne répond plus de lui. “what. were. you. thinking.” Il ne réfléchit plus. Il n’y arrive plus. A la place de Naïla, c’est Kaz, soudainement, qui lui sourit effrontément. Et qu’il projette au sol, alors qu’il prend les traits de son père. Les mains de Mazen attrapent la gorge. Ça suffit. Il n’en peut plus. C’est comme si des voix hurlaient au fond de son crâne. Comme si son corps entier se rebellait contre le retour de ses émotions. Et il ne veut qu’une chose, que tout s’arrête : “this. must. stop.” Ses mâchoires sont serrées, ses phalanges blanches à force de contraction. L’enfant n’est plus là. Il n’est plus qu’émotion à l’état pur. Un déchaînement de violence que le fille de l’Aube a déclenché, sans le vouloir.

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